Faire des graines

Faire des graines

Et si on s’emait ?


Pourquoi produire des semences aujourd’hui quand la production même des fruits et légumes ne nous concerne plus, lorsque que le légume n’est plus cultivé mais uniquement un consommable de la culture capitaliste.

Un coté tendre: une fleur éclatante en panicule et déhiscente.

Pour moi faire pousser des graines est l’accomplissement d’un trou dans la terre, d’une graine enterrée qui vivra son cycle jusque l’apothéose de l’inflorescence : panicule, ombelle, grappe, chaton ou épi.
Elle sera fécondée par l’intermédiaire du vent, des insectes ou du frottement et deviendra semence.

Nous faisons des semences dans notre jardin porte graines depuis trois ans en prenant soin de conserver les espèces qui nous semblent intéressantes par leurs adaptations , leurs goûts, leurs formes. Simple et accaparante continuité d’un travail commencé il y a 10 000 ans au moins par les hommes ( et par les animaux depuis la nuit des temps).

Travail de fourmis et de vent tantôt fécondant manuellement des fleurs de courgettes, tantôt voilant les haricots, ou ne faisant rien.
Les fleurs se fécondent en elles même ou avec d’autres, sur le même individu ou sur des pieds différents.

Un coté dur : Faire des semences car elles nous sont enrObées, hybridées Génétiquement et Modifiées.

-Semences enrobées de fongicides et d’insecticide, destinées à les protéger, mais de quoi ? Des oiseaux, des rongeurs, des maladies. Pour quoi ? Des effets directs sur la production de masse, des bénéfices eux aussi éclatant en PaniCULE.

-Semences hybridées F1, entendu hybridées par épurement génétique de deux parents pour créer un effet d’hétérosis maximum ( un gain de performance).
Cela entraîne un gain de productivité allant jusque 20%, des plantes plus grandes avec des résistances plus ciblées, des fruits plus gros, plus abondants … moins nutritifs et non reproductibles ! Bref un marché juteux !
Difficile de trouver des études indépendantes. Le réseau « semences paysannes », les études de Brian Halweil et de Philippe Desbrosses déplorent la perte nutritive de l’ensemble de nos fruits et légumes par la course à la production ( de 6% pour le calcium à 40% pour la B2 dans des melons).
Et dans le bio ? c’est 80% des légumes qui sont issues de semences hybride F1.
Pour être en bonne santé, manger 5 fruits et légumes par jour qu’y disaient, mais peut être plutôt de 6 à 40% de plus…

-Semences modifiées par Monsanto/Bayer, Euralis, Syngenta, Limagrin, Pioneer, ceux-là même qui qui produisent nos intrants et pesticides et qui disent « répondre au défit alimentaire et agricoles » dans un contexte de « préservation des ressources et de raréfaction des terres cultivables».

Un coté punk :

Nous sommes des humains fertiles, semons nous.

Florian

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